LES FANTÔMES DE LA RUE PAPILLON

Résumé

Le rideau s’ouvre sur un banc et son réverbère. Sur le banc, Joseph, un vieux juif solitaire. Soudain, des halos de gyrophare… le contrôle d’identité d’Haïssa, un jeune rebeu : « Tu descends de ta voiture et tu sors tes papiers !!!!!! », « Mais j’ai rien fait, M’sieur »… Ça dégénère, un malentendu, une bousculade, un coup de feu… Haïssa meurt sur le coup. On entend une porte s’ouvrir lourdement, Haïssa entre en scène et tombe sur Joseph. La porte se referme magistralement. Ce sont deux fantômes !

Joseph va expliquer à Haïssa que « l’on devient fantôme juste devant l’endroit où l’on meurt ». Ainsi, tous deux se retrouvent isolés dans un espace virtuel, devant la rue Papillon à Paris. Joseph y a été tué le matin du 16 juillet 1942, jour maudit de la rafle du Vel d’Hiv. Haïssa vient d’y mourir ce 12 janvier 2017. Tantôt riant, tantôt pleurant, nos deux fantômes font connaissance. Sur leur banc, ils voient la vie de la rue Papillon se dérouler devant eux. C’est de cet endroit qu’il y a soixante-quinze ans, Joseph a vu partir sa femme, ses enfants et tous les juifs du quartier dans des bus dont il ignore toujours la destination. Il n’aura de cesse d’interroger Haïssa sur la destinée de sa famille. Haïssa connaît l’holocauste, mais se tait pudiquement. Chacun raconte ses difficultés : pour l’un, l’occupation ; pour l’autre, les brimades d’aujourd’hui. Ils en arrivent à la triste conclusion qu’ils ont été tués pour les mêmes raisons fondamentales. Raisons fondamentales qui se nourrissent de « la haine de l’autre ». Un matin, Joseph découvre la Shoah. A travers l’abomination de ce crime de masse à caractère industriel, bureaucratique et systématique, l’un et l’autre prennent conscience des conséquences paroxystiques que peuvent entraîner l’antisémitisme, le racisme et toutes autres formes de stigmatisation ethnique ou religieuse. Joseph et Haïssa éveillent nos consciences sur le monde d’hier, d’aujourd’hui et celui de demain…

Opinion : Un spectacle moderne et émouvant, A voir absolument !!!

J’ai dit spectacle mais c’est bien entendu une pièce de théâtre, DOMINIQUE COUBES qui est l’auteur et metteur en scène de cette pièce y ajoute des séquences de film, cela nous étonne pas quand on connait le parcours de scénariste de ce dernier. Ce drôle de mélange est un cocktail intéressant, cela accrédite l’œuvre imaginaire et bien écrite de DOMINIQUE COUBES. Ce spectacle nous transporte avec MICHEL JONASZ qui a le rôle du transmetteur à EDDY MONIOT qui joue Haïssa le jeune Rebeu qui se fait tuer et rejoint JOSEPH en fantôme ! Alors oui, il a de l’imagination DOMINIQUE pour nous emmener si loin et pour nous faire rassembler un Juif et un jeune Rebeu dans l’au delà. Mais sous cette forme d’humour à la dérision, on obtient un beau témoignage de l’histoire que l’on espère ne se répétera plus. Pourtant 75 ans plus tard, tout à changé et rien n’a changé, la xénophobie à changé de visage mais elle est toujours là « Anne ma sœur, Anne ». Alors vous me direz ça suffit, on va au théâtre pour se marrer, pas pour entendre parler de la SHOAH, la vie est bien assez difficile. Je vous répondrai, on peut rire dans cette pièce de la différence de langage qui est bien retranscrite, on peut rire du décalage de génération, on peut rire de deux milieux diamétralement opposés. Un Rebeu et un JUIF ASHKENAZE, rien que çà, on peut rire. Mais le théâtre, ce n’est pas que çà, c’est des émotions et là je peux vous dire, que vous en avez de l’émotion, de la vraie ! Avec pour la retranscrire deux grands comédiens MICHEL JONASZ et EDDY MONIOT…

EDDY1

Michel Jonasz revient au théâtre après avoir écrit, mis en scène et joué « Abraham » en 2009, ainsi que « La vie est une tarte aux pommes » en 2014. Par ailleurs, il triomphe actuellement sur la scène musicale « Michel Jonasz Quartet – Saison 2 ». On le retrouvera également sur France 2 pour la 2ème saison de « Lebowitz contre Lebowitz » et au cinéma dans « Baby Phone ». Biographie complète disponible sur micheljonasz.fr.

EDDY MONIOT

Eddy Moniot, eune comédien issu de l’Université Paris 8, a la chance de jouer aux côtés de Michel Jonasz pour sa première expérience théâtrale. Vous avez pu le découvrir au cinéma dans le film d’Edouard Baer, « Ouvert la nuit » (janvier 2017) ainsi que dans le film-documentaire « A voix haute-la force de la parole »dont il est l’un des principaux protagonistes (mars 2017). Chroniqueur télé aux côtés de Frédéric Lopez (Mille et une vies, France 2) et radio aux côtés de Willy Rovelli, il écrit son seul en scène et promeut la prise de parole en public au sein de l’association Eloquentia.

DOMINIQUE COUBES
AUTEUR ET METTEUR EN SCENE

Dominique Coubes. Après avoir travaillé avec Didier Bourdon en tant que conseiller artistique, scénariste («La Vergogne», «7 ans de mariage» co-scénarisé par Nathalie Vierne), Dominique Coubes est devenu en 2003 le directeur artistique du Théâtre du Gymnase. A ce titre, et avecJacques Bertin, directeur du théâtre, il a donné leur chance à de nombreux artistes, notamment : le Comte de Bouderbala, Nora Hamzaoui, Kyan Khojandi, Booder, Agnès Soral, Chantal Ladesou, Isabelle Vitari, Audrey Vernon, Vincent Moscato, Patson, Sophie Mounicot, Océane Rosemarie, Arnaud Tsamere. Il a écrit « Jupe obligatoire » avec Nathalie Vierne, «Le siècle sera féminin ou ne sera pas», «Les adulescents » et «Les fantômes de la rue Papillon». 

 

DU 4 OCTOBRE AU 14 JANVIER 2018

Du mardi au samedi à 19h et le dimanche à 16h THEATRE LA BRUYERE

5 Rue la Bruyère, 75009 Paris

LOCATION : 01 48 74 76 99   http://www.theatrelabruyere.com

Allez-y valeur sûre de cette rentrée !!!

 

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