NOVECENTO

Résumé :

Novecento, c’est l’histoire d’un pianiste pendant les années 1920. Né sur un bateau, il est aussitôt abandonné sur un piano dans une boîte en carton. Élevé par l’équipage, n’ayant jamais connu d’autre univers que la mer, il découvre le monde que lui racontent les passagers. Il joue au piano tous les airs qu’il entend, le jazz qui triomphe, toutes les musiques. Sa réputation grandit au fur et à mesure de toutes les traversées. Des premières aux troisièmes classes, il fascine, il intrigue. Il devient un phénomène pour tous ceux qui l’écoutent. On le provoque en duel, on l’invite à descendre. Il est tenté d’aller voir sur la terre. Mais la terre, c’est peut-être un clavier trop grand pour lui. Il veut rester fidèle au monde qui est le sien et sur ce piano, sur cet espace limité à quatre-vingt-huit notes, il veut faire entendre le monde qui est en lui et qui est infini. L’immensité des trésors que l’on cherche souvent ailleurs qu’au fond de soi, nos envies, nos rêves, nos peurs, nos désirs, tout ce que raconte cette histoire, j’avais envie d’en faire entendre les épisodes colorés, aussi bien avec les mots d’Alessandro Baricco, qu’en musique et avec des musiciens de jazz.DUSSOLIER CONTEUR DE JAZZOpinion : Un conteur, un concert de Jazz, le tout en une soirée !!!

Il court, il court DUSSOLLIER, DUSSOLLIER du bois, mesdames. Il court, il court, DUSSOLIER, DUSSOLIER du bois joli. C’est merveilleux d’être là, à écouter raconter une histoire. Moi j’aime ça les conteurs surtout quand c’est ANDRE DUSSOLLIER avec autant de panache, il est assis pour commencer et court partout, monte sur le pont, redescend aux écoutilles, va dans la salle de spectacle, se projette dans la salle de bal. C’est pour ça que j’ai dit, il court, il court comme la chanson pour enfant. Un conteur sans son brio c’est un monologue incessant et ennuyeux, lui il sait nous emmener avec lui, par son entrain et sa vivacité, il a la pêche ANDRE, mais la mise en scène ne nous laisse pas en reste et nous offre ici, un vrai spectacle de JAZZ, ou des musiciens de talent sont là pour nous emmener encore plus avec lui. C’est le genre de spectacle que j’aime car il va développer notre imaginaire, chacun de nous l’a vu à sa manière ce pianiste avec sa joie et sa détresse, on a ressenti des émotions et on a assisté a un beau spectacle avec ANDRE. Comment ne pas me souvenir de la main de ma mère qui me caressait les cheveux et me racontait une belle histoire pour m’endormir avec son doux balancement !!!

** ENTRETIEN AVEC ANDRÉ DUSSOLLIER **

Vous portez ce projet depuis longtemps, c’est une histoire qui vous hante ?


À l’époque de la parution du texte de Baricco, on avait déjà parlé avec Jean-Michel Ribes de l’intérêt de jouer ce texte. On est du côté de la parole et du conte. C’est une aventure très théâtrale puisqu’un dialogue s’établit directement avec le spectateur, lors d’un long périple ponctué d’étapes inattendues. Un voyage au cours duquel le personnage de Novecento n’a jamais cessé de me fasciner. La lecture du texte a toujours pour moi suscité la présence de musiciens sur scène. La musique est comme le prolongement de l’émotion au delà du récit. Un personnage à part entière.

Qu’est-ce qui fait de ce texte une fable essentielle, capitale ?

Novecento est l’histoire d’un enfant qui est né sur un bateau, qui a
 été abandonné par ses parents. Novecento grandit sur ce bateau dans les années vingt et trente, il est au carrefour de plusieurs courants musicaux, il entend autant Bach et Debussy que le jazz, qui vient des États-Unis. Il s’inspire de tout, et il joue, avec une aisance et une liberté d’écriture, de rythme, d’improvisation. Novecento peut jouer Bach en jazz et il incarne le rêve d’une certaine liberté, d’une certaine fantaisie, il raconte qu’il est possible de vivre dans ce monde en échappant à la forme établie. Novecento, c’est l’enfant du siècle 1900.
Au fil du temps les cloisons se sont intensifiées, les fossés énormes se sont creusés, entre les gens, entre les classes, entre les personnes… Novecento entend tout sans jamais descendre à terre, les musiques des troisièmes classes, les ritournelles espagnoles des migrants, celles très sophistiquées des premières classes, le jazz, le ragtime… Il s’approprie, il réinvente. On pense souvent qu’en formatant les sujets on élargit l’audience. C’est en étant soit même qu’on a des chances de surprendre et de toucher le plus grand nombre. Novecento incarne cette liberté du créateur qui s’est affranchi en autodidacte de tous les codes. Novecento est un homme qui ne mettra jamais un pied à terre, il restera toute sa vie sur le Virginian, c’est un homme libre. Il est tenté à un moment donné de descendre sur la terre ferme. Mais le monde lui apparaît trop angoissant. La terre est un piano trop grand pour lui. Son monde à lui, c’est quatre-vingt-huit notes. Novecento parle de la fidélité aux sensations intimes, c’est un individu qui ne veut pas être dispersé, pollué, parasité par le monde. Il veut garder une sorte de pureté de l’enfance. C’est bien ce qu’on attend d’un créateur, qu’il nous raconte le monde à sa façon. Et en toute liberté.

Que souhaitez-vous faire de ce personnage sur le plateau ? Comment s’organise la musique sur scène ?

Les mots peuvent tout dire. On peut raconter un duel musical uniquement par les mots. Le silence peut-être magnifique, et la musique aussi, à condition qu’elle ne soit jamais décorative ou illustrative. Elle doit prendre le relais de l’émotion que procurent les mots. Avec Pierre-François Limbosch, scénographe, avec Christophe Grelié pour les images et Laurent Castaingt pour les lumières, nous avons songé à inventer et à réaliser des projections, qui nous permettent de passer d’une scène à l’autre et la musique joue un rôle primordial, jusque dans les césures du texte où elle s’immisce. Chez Novecento la musique raconte le temps écoulé, le passage de l’enfance à l’âge adulte. Tout contribue à raconter l’aventure d’un créateur qui ne peut pas se confronter au monde, et dont la grande bataille consiste à comprendre que le but ultime de la vie est de rester ou de devenir soi-même. PROPOS RECUEILLIS PAR PIERRE NOTTE

ANDRE DUSSOLLIER.jpg
Seul en scène, il nous emmène avec lui…

REPRISE AU THÉÂTRE MONTPARNASSE

THEATRE MONTPARNASSE.png

 A PARTIR DU 06 OCTOBRE 2017 DU MARDI AU SAMEDI À 20H30 –

MATINÉE DIMANCHE À 15H30

RÉSERVATIONS AU 01.43.22.77.74 OU WWW.THEATREMONTPARNASSE.COM

FACEBOOK: THEATREMONTPARNASSE.PETITMONTPARNASSE TWITTER: @TMONTPARNASSE YOUTUBE: THEATREMONTPARNASSE

 

Allez-y valeur sûre de cette rentrée !!!

 

 

 

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